Permis de conduire : une visite médicale obligatoire tous les 15 ans

Pour s’harmoniser avec le reste de l’Europe, la France pourrait adopter une nouvelle mesure pour conserver son permis de conduire : une visite médicale obligatoire tous les 15 ans puis tous les 5 ans après 70 ans.

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© Envato

Actuellement, les Français n’ont pas l’obligation de passer un contrôle médical pour conserver leur permis de conduire, hormis les professionnels, mais cela pourrait rapidement changer. En effet, de nombreux pays européens ont déjà adopté cette mesure. C’est notamment le cas pour l’Espagne, les Pays-Bas, le Portugal ou encore l’Italie, et pour harmoniser les règles, la France pourrait bientôt adopter cette visite médicale obligatoire. 

Quelles modalités pour cette visite médicale obligatoire ?

On savait depuis quelques jours que le Parlement et le Conseil européen étaient en consultation sur les évolutions du permis de conduire, et que cette visite médicale obligatoire était à l’ordre du jour, mesure soutenue par les associations de sécurité routière. Aujourd’hui, c’est Frédéric Valletoux, député Horizons et ancien Ministre délégué chargé de la Santé et de la Prévention, accompagné d’une centaine de députés qui propose aux conducteurs de passer une visite médicale obligatoire chez un médecin généraliste. Cette mesure permet de vérifier que vous êtes apte à conduire, et que vous ne constituez pas un danger pour vous et les autres automobilistes. 

Sur le papier, il ne s’agit que d’une formalité, comme la visite médicale professionnelle que vous passez chez année pour vérifier que vous êtes apte à travailler au poste que vous occupez actuellement. Déjà initiée en 2023 par l’eurodéputée Karima Delli, la proposition de loi imposerait donc un contrôle médical tous les 15 ans, sauf pathologie avérée et signalement par des proches, pour les détenteurs d’un permis A ou B. Pour les personnes âgées de 70 ans et plus, ce contrôle pourrait être imposé tous les 5 ans. 

Des associations soutiennent ce projet tandis que d’autres s’insurgent en argumentant une contrainte administrative et financière supplémentaire qui pèserait sur les ménages français. 

Reste à connaître les modalités de mise en place pour se faire une idée plus juste de cette nouvelle mesure qui divise. Pour l’instant, rien n’est acté.