En septembre 2025, le leasing social reprend du service et permettra aux revenus modestes d’acquérir une voiture électrique avec de petites mensualités et une aide de l’État de 5 000 à 6 000€ sous certaines conditions.

Mis en place au début de l’année 2024, le dispositif de leasing social avait été rapidement abandonné à cause d’un trop grand nombre de demandes de particuliers.
Pour rappel, le leasing social permet aux foyers modestes d’acquérir une voiture électrique pour “seulement” 100 euros par mois, en s’inscrivant sur la plateforme lancée par le gouvernement. Victime de son succès, et quelques semaines après son lancement, le dispositif a pris fin, car plusieurs milliers de particuliers éligibles se sont inscrits, alors que le gouvernement ne prévoyait qu’entre 20 000 et 25 000 voitures ne seraient acquises.
Cela n’était pas prévu au budget du gouvernement et les concessionnaires partenaires de ce dispositif ont d’ailleurs eu du mal à se faire rembourser leur avance. En revanche, toutes les commandes pour les particuliers ont été honorées. Ce dispositif a tout de même coûté la bagatelle de 650 millions d’euros.
Une aide moins généreuse et des critères plus durs
Comme il avait été annoncé, le Ministère de la Transition Écologique réitère l’opération de leasing social pour les revenus modestes mais les conditions seront moins avantageuses en 2025.
La Ministre de la Transition Écologique, Agnès Pannier-Runacher, vient de confirmer la relance du dispositif pour septembre 2025. En revanche, l’aide de l’État sera moins généreuse, entre 5 000 et 6 000 euros, au lieu des 13 000 euros de l’année précédente. Ainsi, les mensualités passeront certainement au-dessus de la barre symbolique des 100 euros, et les aides promises ne devraient pas atteindre les sommes engagées l’année dernière.
Les conditions d’éligibilité au dispositif seront également plus contraignantes. En 2024, le revenu fiscal de référence devait être inférieur à 15 400 euros par part, et les conducteurs devaient habiter à plus de 15 km de leur lieu de travail et sans autre moyen de transport en commun à disposition.
Pour l’instant, aucun détail n’a été mentionné sur ce point par la Ministre, “On peaufine les derniers réglages” a-t-elle indiqué. Mais au vu des retours des concessionnaires de l’édition précédente qui ont rapporté que certains foyers aisés avaient pu en bénéficier suite à quelques astuces fiscales, il est certain que les critères d’éligibilité, ou peut-être les contrôles, seront renforcés.